Dassault Systèmes SE 53,58 EUR +1,95 (+3,78%)
Dassault Aviation SA 93,25 EUR +0,25 (+0,27%)

Présentation

Le Groupe Figaro est un groupe diversifié de médias et de services. Il édite notamment Le Figaro, premier quotidien généraliste national, diffusé chaque jour à plus de 313 876 exemplaires. Le quotidien est distribué avec trois hebdomadaires : Le Figaro Magazine, Madame Figaro et TV Magazine constituant l’offre Les Figaro Week-end, diffusée à 375 513 exemplaires (OJD, DSH 2019). Le Groupe Figaro est également l’éditeur du premier mensuel patrimonial français, Le Particulier.

Le Groupe Figaro est l’héritier d’une longue tradition : Le Figaro, créé en 1826, est le plus ancien quotidien publié en France. Depuis plusieurs années, Le Figaro est un acteur important de l’information sur le numérique : le site du Figaro est ainsi le leader des sites d’actualités en France avec 23.5 millions de visiteurs uniques par mois. Plus globalement, le Groupe Figaro est depuis plusieurs années le premier groupe média digital français avec plus de 36 millions de visiteurs uniques en France (Médiamétrie – internet global – juin 2020) notamment grâce à la forte audience des nombreux sites internet thématiques édités par CCM Benchmark (Journal des Femmes, Journal du Net, Droit-Finances, L’Internaute) mais aussi ceux de la Chaîne Météo.

La diversification des activités autour de la marque Figaro est importante : hors-séries, magazines Santé, Histoire, Sciences, des conférences, des guides, des voyages et des croisières… Poursuivant ces développements, le groupe s’est doté d’un pôle agence spécialisé dans les voyages sur-mesure (Marco Vasco et les Maisons du Voyage).

Le groupe s’appuie sur une régie puissante, MEDIA FIGARO, intégrant toutes les technologies du marketing au service des annonceurs. Elle a développé de véritables agences de communication au service de ses clients (14 Haussmann, Social & Stories, MGC Connecting).

Le Groupe Figaro s’est beaucoup développé dans le e-marketing à travers CCM Performance et BeMove, deux spécialistes dans les bases de données et le marketing digital.

L’offre de services du groupe est par ailleurs toujours importante à travers Figaro Classifieds, leader français des annonces classées Emploi, Immobilier et Formation (Cadremploi, Keljob, Explorimmo, Propriétés Le Figaro…) et Ticketac, sa billetterie en ligne.

Organisation

  • Activité
    • Médias print et digitaux : Le Figaro, Le Figaro Magazine, Madame Figaro, TV Magazine, Le Particulier et leurs sites internet, Le Journal des Femmes, L’Internaute, Journal du Net, CCM, Droit-finances
    • Publicité : MEDIA FIGARO, CCM Performance, MGC Connecting, ZBO, BeMove
    • Annonces classées : Figaro Immo, Propriétés Le Figaro, Cadremploi, Keljob, Figaro Etudiant et Campus Channel, GoldenBees
    • E-commerce & e-services : Ticketac, Les Maisons du Voyage, Marco Vasco,
      La chaîne Méteo
  • Dirigeants
    • Marc Feuillée, Directeur Général
    • Alexis Brézet, Directeur des rédactions

Innovation

Le Groupe Figaro poursuit une stratégie d’innovation marquée par la diversification vers les services, une ambition éditoriale sans cesse renouvelée et la mise en place d'une indépendance technologique en phase avec les usages de demain.

Le Groupe Figaro est un pionner de l'information en vidéo, en direct, et en lien avec son audience. Chaque jour, Figaro Live diffuse ainsi plus de 5 heures de direct interactif, sur le site du Figaro mais aussi sur les leader du livestream comme Twitch ou Facebook.

Après l'acquisition des Maisons du Voyage, le Groupe Figaro a également poursuivi sa stratégie de diversification et renforcé son pôle tourisme avec le rachat de Marco Vasco, pure-player spécialiste du voyage sur-mesure. Un univers également consolidé sur le plan éditorial avec la construction de produits complémentaires : contenus éditoriaux, serviciels, newsletters inspirationnelles.

Axe stratégique pour assurer la croissance du groupe : le développement des abonnements numériques. Le Groupe Figaro continue d'innover avec la mise en place d'une nouvelle politique éditoriale et tarifaire et de nouveaux produits. Après une phase de conquête avec une offre à prix unique, Le Figaro a choisi de proposer trois formules d'abonnement pour mieux valoriser la richesse et l'étendue des contenus de la marque, tout en segmentant les offres.

Une nouvelle application mobile (iOS et Android) Figaro Jeux a été construite pour les enrichir. Autre innovation pensée et construite pour ces offres d'abonnement : la possibilité de partager son abonnement avec des personnes de son choix. Un bon moyen d’étendre le lectorat et de renforcer la fidélité des abonnés. Une fidélité consolidée grâce à la création de newsletters exclusives d’information : les Lettres des journalistes.

L'innovation dans le Groupe Figaro passe également par la conquête d'une indépendance technologique. Il conçoit et développe son propre outil éditorial afin d'être indépendant, efficace et agile face aux nouveaux enjeux stratégiques des médias. Cette indépendance permet au Groupe Figaro d'avoir toujours une longueur d'avance pour répondre aux nouveaux usages et inventer les pratiques de demain.

Le premier Figaro : « Satirique, spirituel et batailleur » (1826-1854)

C’est le 15 janvier 1826, sous la Restauration, que « Le Figaro », fait son apparition. La référence à Beaumarchais est choisie en défi à la censure de la monarchie de Charles X : le journal s’entoure de libres penseurs et d’écrivains. Opposé à la monarchie, il se veut le défenseur de l'esprit à la française, et brille par son impertinence et son anticléricalisme.

Le « journal satirique, spirituel et batailleur » comme l’indique son sous-titre, se présente sous un format de quatre pages, petit-folio, et paraît deux fois par semaine, mais avec de nombreuses interruptions.

Après la chute de Charles X, à l’avènement de Louis-Philippe Ier en 1830, le propriétaire du Figaro, Victor Bohain devient préfet. George Sand, Balzac, Gérard de Nerval et Théophile Gautier y collaborent.

En 1832, Le Figaro est racheté par les monarchistes pour contrer un front satirique mené par La Caricature. Il perd son inventivité satirique à cette occasion.

Résurrection du Figaro : le journal de la bourgeoisie française (1854-1979)

Le Figaro est repris en 1854 par Hippolyte Cartier dit de Villemessant. C’est lui qui constitua ce qui deviendra par la suite la Société du Figaro. Il lui faudra douze années pour transformer l’hebdomadaire en quotidien. Le premier Figaro quotidien du 16 novembre 1866 porte en sous-titre Journal littéraire, ce qui signifiait pour son directeur : « traiter de l’actualité parisienne, hors de la politique, avec un talent littéraire… ».

La devise du journal encore en vigueur de nos jours : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », est tirée du célèbre monologue du Figaro de Beaumarchais. Il donne au Figaro une tonalité plus politique, littéraire et mondaine.
Ses idées libérales et sa formule séduisent la bourgeoisie française qui devient son principal lecteur.

Le journal connaît un véritable essor sous Hippolyte de Villemessant, qui sait d’emblée s’entourer de grandes plumes (Balzac, Charles Baudelaire, Alexandre Dumas et les frères Goncourt) et innove. Figure phare de cette presse légère et mondaine qui s’adresse à une clientèle aisée et cultivée, Le Figaro met à l’honneur la critique – alors caractéristique de la presse des élites.
C’est également avec Villemessant que le dessin satirique fait son apparition dans les pages du journal.
De grandes plumes telles que Zola, Daudet, Moréas, Loti, Verlaine, Maupassant, Bourget, Tolstoï, Mallarmé, Barrès, Anatole France, Jules Renard collaborent à la rédaction du journal.

L’âge d’or de la Belle Epoque (1879-1914)

Comme aux autres titres, l’époque est favorable au Figaro. Il profite pleinement de la loi sur la liberté de la presse de 1881, de l’alphabétisation croissante de la population et, surtout, de l’essor des techniques d’impression.

Rien n’échappe à la curiosité de ses journalistes. Le Figaro prend parti, se lance dans l’affaire de Panama, en révèle la dimension scandaleuse. Mais plus encore, c’est avec l’affaire Dreyfus qu’il s’impose comme un journal engagé. Son directeur, Fernand de Rodays, convaincu de l’innocence du capitaine, fait paraître des articles à la tonalité dreyfusarde. Zola prend officiellement parti pour Dreyfus, livrant trois contributions dans les colonnes du Figaro avant la parution du célèbre « J’accuse » dans L’Aurore le 13 janvier 1898.

Un demi-siècle marqué par les guerres (1914-1942)

La Première Guerre mondiale bouleverse Le Figaro. La rédaction du journal subit une désorganisation consécutive à la mobilisation. Plus fondamentalement, durant le conflit, la censure est réhabilitée au nom de l’intérêt national, ce qui éloigne le journal de son identité mondaine et littéraire de la Belle Epoque. Mais la fin de la Grande Guerre signe l’abandon de la censure ; Le Figaro peut alors renouer avec l’esprit mondain.

De 1922 à 1948, le journal connait diverses phases : des fastes et d’autres moins. En 1934, Pierre Brisson reprend alors le quotidien en main. Il fait appel à la tradition littéraire du Figaro pour relancer un titre alors politiquement compromis et économiquement affaibli. Renouant avec le libéralisme et un ton modéré, l’homme de culture s’entoure d’une brillante équipe de rédacteurs, parmi lesquels François Mauriac, Georges Duhamel, Jean Giraudoux, Tristan Bernard et André Maurois.
Les articles s’enrichissent d’illustrations, tandis que les premières photographies font leur apparition. Le journal gagne en notoriété, Brisson réussit à en faire une entreprise prospère.

En 1938, si la littérature occupe une plus grande place que la politique, le quotidien fait la part belle à l’actualité internationale. Paraissent ainsi d’ambitieux reportages. Le Figaro s’étoffe, ouvre plus largement son espace à la publicité et entame la rénovation de sa maquette, passant à huit colonnes par page. La Une devient une page-affiche, l’illustration est abondante, les gros titres sont la règle.

Le 29 août 1939, la censure est établie à nouveau et le journal paraît sur deux pages. En 1940, Le Figaro s’installe à Bordeaux, puis à Clermont-Ferrand. Pierre Brisson, mobilisé, parvient à s’évader et rejoint à pied et à la nage son équipe, puis retraverse plusieurs fois la ligne de démarcation avec de faux papiers. Il installe alors la rédaction à Lyon, et le journal continue à paraître régulièrement. Mais le 11 novembre 1942, sous la pression de la censure de Vichy, il décide de saborder le journal pour le protéger et l’empêcher ainsi de tomber dans la collaboration. Il publie un éditorial que seuls les abonnés peuvent lire : « Les consignes impératives qui viennent de nous parvenir ne nous permettent plus de poursuivre notre tâche sans offenser nos sentiments les plus intimes et sans trahir la confiance du public. Il s’agit de mentir ou de se démettre. Notre choix est fait. Je remercie les lecteurs de leur attachement, de leur compréhension […]. Je leur donne l’assurance qu’ils retrouveront au premier jour Le Figaro, fidèle à ses devoirs et conforme à ses vœux. »

La renaissance victorieuse du Figaro après la libération (1944-1975)

L’ordonnance d’Alger du 22 juin 1944, qui assure l’épuration de la presse permet la renaissance, en août 1944, du Figaro. Une telle faveur est sans doute due à l’attitude de Brisson. Ses conséquences seront majeures, car Le Figaro profite du vide laissé à droite par la compromission de la plupart des journaux dans la collaboration. Le 23 août 1944 paraît donc le premier Figaro de la Libération, distribué dans les rues par les pompiers, sous les yeux des Allemands encore présent. Le prestige qui lui était attaché avant-guerre et le recrutement de grandes plumes lui assurent des ventes encourageantes et, dès la fin du mois d’août 1944, il tire à 100 000 exemplaires.
Un espace s’ouvre donc à un grand quotidien conservateur et libéral. C’est d’ailleurs le libéralisme de la droite modérée qui attire au Figaro l’une de ses plus prestigieuses – et prolixes plumes en la personne de Raymond Aron.

Les années 1950 sont synonymes de prospérité pour le titre, qui tire à 397 000 exemplaires. Pierre Brisson s’attache à développer une culture d’entreprise et à la communiquer à tous ses collaborateurs : « Le Figaro, gerbe de signatures éminentes, est lui-même une signature. Tout ce qui porte sa marque doit être un signe de qualité, c’est-à-dire de vérité. » Conséquence : la rédaction s’étoffe, de même que la pagination, et les recettes publicitaires affluent, représentant 61 % des recettes du journal. Parallèlement à celui de la publicité, le volume des petites annonces croît régulièrement, jusqu’à occuper souvent une page entière.
Lors des événements de Mai 68, les équipes se déchirent. Les débats sont vifs entre sympathisants du mouvement et ceux qui lui sont hostiles.

Dès 1970, Jean d’Ormesson prend la tête du journal. Alors que le quotidien connaît une phase de restrictions budgétaires, d’Ormesson fait intervenir une véritable réorganisation de la rédaction et du titre, en mettant en œuvre notamment l’encartage, à savoir la réalisation de cahiers thématiques insérés dans le journal. Le Figaro littéraire devient donc encarté dans le quotidien. Un deuxième cahier est créé également, en charge des rubriques « Actualité féminine », « Toute la maison », « Loisirs », « Université-Jeunesse » et « Automobile ». En novembre 1974, le titre se transforme encore, adoptant une nouvelle formule plus claire, plus moderne.

L’ère Hersant : un empire qui connait d’incontournables adaptations (1975-2004)

Robert Hersant rachète Le Figaro le 1er Juillet 1975 au groupe Prouvost-Béghin. Il s’octroie la direction politique et nomme ses proches, dont deux de ses fils, à des postes clés. Le journal penche désormais beaucoup plus en faveur des conservateurs que des libéraux. Très rapidement, le projet d’un supplément culturel encarté dans le numéro du samedi voit le jour sous le nom de Figaro dimanche. Il s’agit là d’une véritable tribune pour les idées de la « nouvelle droite », relayées par Louis Pauwels, Alain de Benoist ou encore Jean Cau.

Au cours du printemps 1978, Hersant décide de transformer ce supplément pour en faire un magazine autonome : Le Figaro Magazine est né. De nombreuses personnalités politiques ou médiatiques participent à l’aventure, dont Marcel Jullian, Jacques Chancel, Jean-Edern Hallier, François Chalais, Geneviève Dormann et Pierre Daninos.
Au début des années 1980, Madame Figaro est lancé, sous la direction de Marie-Claire Pauwels, fille de Louis Pauwels. Grâce à la distribution de ce nouveau supplément avec Le Figaro Magazine et le quotidien, les annonceurs peuvent compter sur un public d’environ 400 000 lecteurs et lectrices.

Le succès de Madame Figaro pousse Hersant à multiplier les suppléments. Ainsi voit le jour, en février 1987, le premier numéro de Figaro TV, qui deviendra par la suite TV Magazine. Ces suppléments sont couronnés de succès. Ils participent grandement à renforcer l’image du quotidien et la santé financière du groupe. Lancé en 1985, Le Figaro Economie-Entreprises – et son désormais célèbre papier couleur saumon – trouve, quant à lui, rapidement son public, faisant des cadres son cœur de cible.

Dans les années 1980, la publicité constitue 75 % des recettes du Figaro, dont les petites annonces représentent à elles seules 60 % du chiffre d’affaires. Robert Hersant a su avoir l’intuition, à l’instar de ce qu’il a observé aux États-Unis, qu’il est important d’agrémenter le journal de suppléments pour le week-end. Cette initiative va pérenniser les revenus de son titre. 

Au début des années 1990, la mise en service de nouvelles rotatives permet d’accroître très sensiblement la productivité.
Le 13 juillet 1998, le quotidien publie pour la première fois sa Une en couleurs à l’occasion de la victoire de l’équipe de France en Coupe du monde de football.  Parallèlement, les fameuses pages saumon sont devenues un incontournable de l’information économique. La qualité du traitement de la politique internationale impose également Le Figaro comme un journal de référence.

Le Figaro de nos jours : de l’arrivée du Groupe Dassault à aujourd’hui (2004-2015)

En 2004, le Groupe Dassault devient le propriétaire du Figaro, alors dirigé par Nicolas Beytout et Francis Morel. Le journal quitte le 37 rue du Louvre pour s'installer au 14 boulevard Haussmann en août 2005.

Le 3 octobre 2005 s’opère une petite révolution dans le journal : pour la première fois depuis ses débuts, Le Figaro change de format et son titre apparaît désormais en cartouche bleu. Le Figaro entre dans une ère d’innovation et de modernisation.

Dès le début des années 2000, le quotidien prend acte de la révolution des médias et anticipe les nouvelles pratiques de ses lecteurs, tournées vers Internet. Une autre aventure va commencer, faite d’interactivité, de rapidité, voire d’instantanéité. Informer en ligne, réagir en direct : la direction pressent que c’est là que se jouera l’avenir du titre, et entreprend de s’adapter aux mutations technologiques.

Le 17 novembre 2011, le site Lefigaro.fr se revoit attribuer le titre de « meilleur média sur mobile » lors des Trophées Internet Mobile 2011 organisés par l’opérateur Orange.
En 2013, il est toujours classé comme étant le premier site de presse française en ligne. En novembre de la même année, il bat le record des 11 millions de visiteurs uniques sur un site Internet d’information français.